Dans cet article
- ce que protège le secret des affaires en droit français
- les vraies causes de fuite de données dans une PME
- les gestes qui réduisent le risque
Le secret des affaires, en deux mots
La loi du 30 juillet 2018, intégrée au Code de commerce, protège les informations d’une entreprise qui ne sont pas connues du public, qui ont une valeur commerciale parce qu’elles sont secrètes, et qui font l’objet de mesures de protection raisonnables. Vos prix de revient, vos méthodes, vos fichiers clients ou vos projets peuvent en relever.
La troisième condition est la plus importante en pratique : si vous ne protégez pas vous-même une information, il sera plus difficile de faire valoir qu’elle était secrète. Laisser chacun copier des documents stratégiques dans n’importe quel outil en ligne ne va pas dans ce sens.
D’où viennent les fuites, vraiment
Les fuites spectaculaires font les gros titres, mais dans une PME, elles viennent le plus souvent de gestes ordinaires :
- un document confidentiel collé dans un outil grand public ;
- un mail envoyé au mauvais destinataire ;
- un mot de passe réutilisé, partagé ou trop simple ;
- un ancien salarié ou prestataire qui a toujours ses accès ;
- un lien de partage ouvert à « toute personne disposant du lien » ;
- un message d’hameçonnage qui récupère des identifiants.
Ce que l’IA change
L’IA ne crée pas de nouvelle catégorie de fuite, mais elle multiplie les occasions : on lui confie plus de documents, plus vite. Une IA branchée sur vos outils, avec des accès bien réglés, réduit d’ailleurs les copier-coller sauvages. Et une IA qui envoie seule des mails, sans relecture, peut amplifier l’erreur du mauvais destinataire. D’où l’importance de la validation humaine.
Les gestes qui réduisent le risque
- Classer ses données et savoir lesquelles sont confidentielles (voir qu’est-ce qu’une donnée d’entreprise).
- Donner à chacun, y compris à l’IA, uniquement les accès nécessaires.
- Retirer les accès dès qu’une personne ou un outil n’en a plus besoin.
- Activer la double authentification sur les comptes importants.
- Fixer des règles d’usage de l’IA dans l’équipe (voir une charte IA en cinq règles).
Chez OpterIA
Bobby n’ouvre que les dossiers et les boîtes que vous lui confiez, vous choisissez ce qu’il a le droit de faire dans chaque outil, et vous pouvez retirer ses accès à tout moment. Rien ne part sans votre validation. Voir des accès que vous contrôlez.